Corps au travail. Corps bavards

 

atelier-création sous la direction de Michelle Foucher

avec Aliénor Vallet, Olivier Delebecque, Isabelle Girard, Françoise Grandcolin, Clémence Lewis, Fatiha Maïté, Élisa Perrot, Yasmina Rivière, Jalhil Teibi, Paul-Alban Varlet, Gérard Vaudelle.

production Confluences 2011

création à Confluence les 7/8 et 12/13/14/15 mai 2011

 

« Sous prétexte de mettre l’homme au coeur du travail et de favoriser son développement, les nouveaux managers réclament un engagement sans réserve de la part de leurs employés. Sous prétexte de vouloir construire une entreprise à visage humain qui favorise leur créativité, ils transforment le « savoir être » en pièce maîtresse d’une évaluation aliénante des salariés». Michela Marzano

 

L’hyper-productivisme est devenu la norme. Comment ne pas être complice de ces nouvelles formes de servitudes volontaires ?

A travers divers portraits, entretiens, extraits de documentaires et écrits contemporains de Hélène Briscoe, Anna Sam, Tatiana Arfel, Christophe Dejours, Michela Marzano, Marie Pezé, ce projet théâtral veut témoigner du quotidien d’hommes et de femmes qui endurent en silence la souffrance au travail. Cette création originale porte un regard critique et humoristique sur le management contemporain, qui sans usage de la force, accroît les inégalités et les injustices : le travail peut tuer.

 

 

atelier-création composé de deux parties

Les portraits (portrait d'une caissière d'après Les tribulations d'une caissière d'Ana Sam)

Human tools (rôle de Laura)


 





















« Derrière les mots management, flexibilité, polyvalence, gestion opérationnelle, flux tendus, évaluation, performance, lois du marché… il faut entendre, gestes répétitifs, bruit, contraintes posturales, rythme, accident, exposition à des produits toxiques, manque de reconnaissance, stress, corps à usage unique, consommé, dépersonnalisé, ne plus prendre sa vie à bras-le-corps, chute du corps, corps étranger, corps rejeté, en marge du corps social. (…)Les mondes du travail, pour s’alléger et courir plus vite, se vident dangereusement de leur humanité. » (Carnets d’un médecin du travail, Marie José Hubaud)