Autofiction

 

installation boucle vidéo | 5' | 2015

réalisation Aliénor Vallet

image Rodrigo Rojas

conseils artistiques Gianfranco Poddighe

production Artvidéo Lab

 

 

L’infinité du désert se referme devant l’impossibilité de la fuite. Liberté qui n’est qu’utopie. Reste l’inéluctable errance, exil de soi…

 

Lieu de tous les possibles, le désert cristallise les désirs, les espoirs mais cette interprétation idéalisée s’avère trompeuse. Le désert est donné comme immensité, dimension infiniment ouverte, mais aussi comme limite, barrière naturelle infranchissable. Cet espace symbolique de liberté n’est qu’un leurre. Le désert s’avère une énigme insoluble qui tient inévitablement l’homme en échec. Le désert se referme sur lui comme pris au piège dans un labyrinthe. Il n’y a pas plus de sortie que de vérité ou solution. Comme Sisyphe condamné à l’inéluctable recommencement, le personnage est ici condamné à errer dans le désert. Dans ce projet, le désert est ainsi utilisé comme espace mental de l’utopie. Il définit métaphoriquement la place et l’engagement de l’homme : il est le lieu du défi, du dépassement. Se mettre en marche, de toute sa verticalité, par toute son horizontalité, partir à la croisée des chemins, premier mouvement de l’être, toujours en quête, et pourtant c’est le combat gagné et déjà perdu de l’(im)possible liberté. Pour le spectateur entrant dans cet espace d’installation, il s’agit de faire face à la dimension paradoxale du monde.


 

 

 

 

The infinity of the desert closes in front of the impossibility of the escape. Freedom which is only utopia. There is only the inevitable wandering, exile of oneself

 

Place of all possible, the desert crystallizes the desires, the hopes but this idealized interpretation turns out so misleading. The desert is given as immensity, dimension infinitely opened zone but also as a limit, an impassable natural barrier. This symbolic space of freedom is only a delusion. The desert turns out an insoluble riddle which inevitably defeats humans. The desert closes on them as trapped in a labyrinth. There is no more exit than truth or solution. As Sisyphus condemned in inevitable resumption, the character is here condemned to roam in the desert. In this project, the desert is used as the mental space of utopia. It defines metaphorically the place and the commitment of humans: it is the place of the challenge, the overtaking. To start up, by all the verticality, all the horizontality and go at crossroads, first movement of the being, the one, always in quest, and nevertheless it is the won fight and already lost by the (im)possible freedom. For the public entering in this installation's space, it is to face the paradoxical dimension of the world.


 

 

Diffusion

Festival Péril Jeune #8 (exposition UTOPIA) à Confluences (Paris)

la semaine FLOUE, Galerie du Génie de la Bastille (Paris)